« 9 semaines 1/2 » – Elizabeth Mcneil

9 semaines et demi - Elizabeth Mcneil

La littérature érotique est toujours très intéressante car elle nous rappelle que nous ne sommes tous que des bêtes et que nous pouvons tous succomber à nos pulsions les plus folles. Cela nous pousse à nous questionner sur nos propres limites, mais aussi sur nos réactions si la personne que l’on aime et en qui on a confiance nous demandait de balayer ces limites.

La littérature érotique a différents stades : la soumission totale, le sadisme, l’esclavagisme, le transgenre et ne connait aucunes des frontières auxquelles on peut pourrait penser ( nécrophilie, etc…). Elle a pour vocation de montrer comment on dépasse ses propres limites, et celles que la société, au fil des années, à su imposer dans la sexualité.
Mais la littérature erotico-sentimentaliste-mielleuse créée par les « 50 nuances de » a pour vocation de déformer la réalité. Elle va s’appuyer sur le « sadisme » pour faire croire dans l’esprit de jeunes et naïves pucelles que finalement le SM c’est super cool et qu’une bonne fessée n’a jamais fait de mal à personne (surtout que finalement on peut modifier l’homme afin de faire du sexe vanille, oui, j’ai lu l’horreur). Un peu comme si Musso avait eu un bébé avec le marquis de Sade qui aurait été élev0é par Marc Levi !

Ici, par contre, on a une femme qui rencontre un homme, on ne sait pas si la femme est vierge, si elle est timide, si elle a de l’expérience. C’est une femme qui rencontre un homme qui lui plait. Celui-ci va tester ses limites et va chercher à lui demander toujours plus, comme dans une relation dépendante où l’homme à tous les pouvoirs.

Ce roman est un des premiers où je parviens à m’identifier, car la relation amoureuse comme sadique monte crescendo. Cette relation de soumission est liée à l’amour qui se développe pour lui et permet de nous demander jusqu’où somme nous capable d’aller par amour.

***

*Pour aller plus loin, voici l’histoire : Je me revois attachée au lit, enchaînée au pied de la table ou au lavabo, oui, moi, attachée, nue, zébrée de coups, attachée et réduite à une seule obsession, une seule frénésie : celle du désir qui s’accroît sans cesse en moi.

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