« Les privilèges » – Jonathan Dee

Les privilèges - Jonathan Dee

Ce roman nous est présenté comme le livre qui traitera de la richesse, de décadence extrême, du danger de tricher dans la vie car, à un moment ou un autre, cela nous retombera dessus …. Mais surprise …

Pas du tout, ce livre nous montre des personnages qui sont beaux, qui sont heureux (ou presque), qui sont riches et à qui rien ne va jamais arriver. Le livre va pourtant traiter des sujets importants mais sans leur donner une réelle importance.
– Magouiller dans les affaires c’est mal, mais dans le livre on peut le faire toute sa vie sans ne jamais se faire prendre.
– Prendre de la drogue c’est mal, mais dans le livre on peut en prendre, faire une « overdose » mais quand même partir à l’autre bout du monde avec un « super milliardaire » de papa.
– Avoir de l’argent c’est bien, ça permet de tout faire dans la vie, sans argent on n’est rien alors il faut mentir, tricher pour arriver au but ultime de la vie : avoir de l’argent.

Je me suis laissé tenter par ce roman, qui doit nous montrer la chute d’une famille qui se croyait au dessus de toutes les règles. Le problème, c’est qu’il n’y a jamais de chute.
On se retrouve avec des personnages superficiels, sans importance : un mari prévenant qui arrive à tout parce qu’il est beau, une femme triste et seule parce qu’elle est trop belle pour avoir des amies, des enfants issues de la jeunesse dorée aussi inexistants sur le papier qu’ils pourraient l’être dans la vraie vie.

La conclusion de ce roman : l’argent rend heureux et répare tout … ? ah bon ?!

***

*Pour aller plus loin, voici l’histoire : Adam et Cynthia ont tout pour eux. Mariés à la sortie de la fac, ils forment un couple parfait auquel rien ne résiste. Deux magnifiques enfants et une brillante carrière dans la finance plus tard, leur beauté, leur provocante jeunesse et leur insolente réussite sont toujours inaltérées. Le monde autour n’existe pas, ou bien par le frisson du danger qu’il procure, mais leur noyau demeure, irréductible et indestructible, telle une forteresse dorée. Au coeur de cette famille, le roman dépeint son paradoxe : une intimité de papier glacé, des êtres humains prisonniers de la machine à succès qu’ils ont créée, et les effets décadents de leurs irrésistibles appétits. Portrait d’une famille américaine étourdie de désir, d’argent et de beauté, Les Privilèges, bûcher des vanités du 21e siècle, brosse le tableau remarquablement subtil et cynique d’une nouvelle classe sociale, les ultra-riches, et pose sur l’Amérique post-11 Septembre un regard qui interroge, observe et fait saillir l’absurde, le vice ou la déshérence de personnages en fuite.

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