« Demande à la poussière » – John Fante

Demande à la poussière - John Fante

A la suite de ma découverte d’une nouvelle Amérique, je continue cette balade initiatique en descendant toujours plus profond dans des frontières perdues.

Ce pays comme on aimerait qu’il existe encore, où le jazz et l’alcool se boivent et s’écoutent ensemble. Un voyage dans une voiture volée, les vitres ouvertes à côté de Jack, Neal au volant, direction L.A. où le vieux Charles fera encore parler de lui. Ce voyage est plein de liberté, mais attention « Demande à la poussière » est avant tout un roman qui parlera aux rebus de la société, à ceux qui vont aller toucher les bas-fonds, à ceux qui prouvent que le  rêve américain n’est pas accessible à tout le monde.

Ce roman apporte une nouvelle saveur à cette Amérique, à ce style et à ces auteurs !

John Fante nous dresse une image des Etats Unis d’après-guerre, où les classes sociales sont des plus marquées. Pour s’en sortir, il faut devenir célèbre et ça Arturo Bandini, son alter ego, l’a bien compris.

Mais dans cette Amérique pleine de liberté, le chemin est compliqué quand on est un rebus de la société, installé dans un motel minable et entouré de ratés. A la recherche d’une célébrité qu’il considère à porté de main. Une célébrité qui règlera tous ses problèmes. Et des problèmes il en a, menteur invétéré et socialement agressif, Arturo fera tout pour repousser les gens afin de mieux les attirer.

On aurait pu s’arrêter là, mais Arturo est un personnage attachant, malgré ses erreurs, on vit avec lui une histoire d’amour maudite et des problèmes de reconnaissance (sociale, professionnelle et personnelle).  Arturo nous dépeint ce tableau de la vie quotidienne avec tellement de drame qu’on a envie de l’aider. C’est bien la force de Fante, en nous montrant la vie d’Arturo, il arrive à  libérer ses propres frustrations et nous permet de nous confronter aux nôtres. Cet Arturo nous amuse, nous emmène avec lui et malgré les centaines de défauts qu’on pourrait lui reprocher, il nous plait bien finalement car il nous ressemble bien plus qu’on oserait l’avouer.

Perdu entre ses fantasmes et sa réalité, nous rêverons tous de plus lui ressembler.

***

*Pour aller plus loin, voici l’histoire : Arturo Bandini est un jeune homme de 20 ans qui tente désespérément de devenir écrivain. Fauché, il s’installe à Los Angeles dans un hôtel miteux.

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4 commentaires Ajoutez le vôtre

    1. J’ai hâte de lire un nouveau roman de cet auteur !

      Aimé par 1 personne

      1. Folavril dit :

        Bandini est très bien! Et Mon chien stupide 🙂

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  1. C’est noté, je le rajoute à ma liste d’envies !

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