« Je viens » – Emmauelle Bayamack-Tam

Je viens - Emmanuelle Bayamack Tam

Ce livre m’a été offert et comme à chaque découverte, je reste optimiste et attend toujours une bonne surprise … Pas cette fois !

Cette auteur, je ne l’a connaissais pas, je n’en avais jamais entendu parler, c’est donc sans apriori, ni conviction que je me suis plongée dans ce roman.

Mais ici tout est surfait. On va de surenchère en surenchère, pour dépeindre un tableau triste et surréaliste. Trois femmes, trois générations qui vont nous relater leurs vies passées, présentes et celle qu’elle souhaiterait obtenir. Une grand-mère, sa fille et la petite fille adoptée vont nous dresser une satire très poussée d’une famille riche vivant à Marseille. Mais c’est trop gros. Entre mensonge, racisme et pure méchanceté, on rencontre des faux problèmes amené sans grande subtilité.

C’est avant tout l’histoire d’une famille qui n’en est pas une. Une famille qui se déchire, cela existe, mais là c’est à la limite du tolérable. Les personnages sont exacerbés de telle façon que je m’énervais contre eux, voulant leur faire autant de mal, qu’ils s’en font tout au long des histoires.

Je ne ferme jamais un roman avant de l’avoir finis, alors je me suis acharnée pour y arriver. Ce livre ne présente aucun intérêt, il n’y a pas de but ni d’objectif. Les personnages sont à la limite de la cruauté pure et de la bêtise humaine. Cette histoire n’a pas d’enjeux, à tel point qu’une fois finis, j’étais soulagée. Au fond c’est un roman sur les femmes, les problèmes qu’elles peuvent rencontrer « même au sein d’une riche famille »… ! Mais on ne voit pas où cela veut en venir, ni quand on verra le bout du tunnel.

En tant que lectrice et en tant que femme, je ne comprends pas ce livre et pire, j’ai ces personnages en horreur. Donc si le but était de me faire détester toute une famille, chapeau c’est réussi !

***

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*Pour aller plus loin, voici l’histoire : Je viens vérifie la grande leçon baudelairienne, à savoir que le monde ne marche que sur le malentendu. Je viens mouline les sujets qui fâchent, le racisme qui a la vie dure, la vieillesse qui est un naufrage, la famille qui est tout sauf un havre de paix. Je viens illustre les lois ineptes de l’existence et leurs multiples variantes : l’amour n’est pas aimé, le bon sens est la chose du monde la moins partagée, les adultes sont des enfants , les riches se reproduisent entre eux et prospèrent sur le dos des pauvres, etc. Mais pour accablante qu’elle soit, la réalité devrait pouvoir s’écrire sans acrimonie, dans une langue qui serait celle de la farce ou du vaudeville : je viens, c’est aussi la proclamation par Charonne de sa volonté de redresser les torts, de parler contre les lois ineptes et de faire passer sur le monde comme un souffle de bienveillance qui en dissiperait la léthargies et les aigreurs.

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