« Du vent dans les branches de Sassafras » – René de Obaldia

du vent dans les branches de sassafras - rené de obaldia

Les pièces de théâtre ont toujours eu une place privilégiée dans mes bibliothèques, ayant fait et enseigné le théâtre pendant quelques années. J’aime être au plus prés des personnages, à travers ce qu’ils se disent. Car dans une pièce de théâtre on doit tout reconstruire. C’est inversé, on part de la parole pour recréer la personnalité du personnage. C’est un exercice qui est toujours très intéressant !

Ce livre est d’autant plus particulier pour moi car mon père y avait interprété un personnage. Il me tardait donc de lire cette pièce.

Cette histoire classique au premier abord à tous les codes d’un western spaghetti. Un père bourru et macho, une mère moralisatrice, des enfants révoltés, un prêtre, une femme de bas étage, le héros. Tous ces personnages  vont se retrouver à défendre la ferme familiale face à des indiens prêt à tout ravager. Mais dans cette ferme, que de rebondissements, on ne sait plus sur quel pied danser !

Mais ce roman c’est avant tout une parodie, on reprend les codes du western et on les détourne pour créer cette pièce de théâtre comique. Des dialogues absurdes à la situation grotesque qui se déroule dans cette ferme, on suit avec plaisir ce déroulement.

Cette pièce entre comédie et poésie, apporte une dose d’humour et de légèreté qui est nécessaire, qui rassure et qui fait plaisir. Les pièces de théâtre peuvent apporter de grands moments car on passe outre des descriptions qui peuvent être trop longues et parfois trop lourdes. Le plaisir du théâtre c’est cette rapidité, on lit, on aime, on fini le livre. Moi j’adore, dans la comédie ou la tragédie, chacun y trouve son compte, imagine son monde, ses personnages et créé dans sa tête sa propre pièce !

Ici, le western spaghetti devient une pièce de l’absurde, et nous entraîne dans une famille qui se déchire, s’aime, s’adore, se respecte et surtout nous surprend, agréablement !

***

*Pour aller plus loin, voici l’histoire : Hirsute, la voix cassée, il est un vieux dur à cuire, cow-boy sans peur et sans reproche, patriarche au sang chaud et aux propos musclés. C?est Rockfeller, personnage haut en couleur de cette parodie de western, mijotée avec humour et relevée d’une pointe de poésie par René de Obaldia? Il y a là le médecin ivrogne, la mère au solide bon sens, la fille de joie au grand coeur, le shérif justicier? Le texte est drôle, inventif, blagueur. Un western légendaire, mais aussi une parodie du western, avec ses splendeurs et ses misères&hellip.

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