« Déchirés » – Peter Stenson

déchirés - peter stenson

 

 

Je vous annonce tout de suite la couleur, j’ai été très déçue par ce roman. Lorsque l’on s’attaque à un sujet aussi médiatisé que les mondes post apocalyptiques, avec en prime une déferlante de zombies, autant vous dire qu’on vous attend au tournant !

Le nombre de livre sur le sujet étant entrain d’exploser, il faut parvenir à sortir son épingle du jeu. En nous présentant des romans qui amènent une nouveauté : les zombies sont végétariens, les humains restant ne sont que des unijambistes, etc. Bref il faut du nouveau. Pour que le lecteur puisse se sentir attirer par le sujet, rentre dans l’histoire et en sorte conquis !

La quatrième de couverture m’a vendu du rêve. Je me suis tout de suite intégrée à ce récit qui semblait original, bien construit et qui permettait de nous donner un nouvel univers post apocalyptique … J’ai donc bien déchanté ! Je ne vais pas vous dévoiler l’histoire du roman, sinon il ne vous restera vraiment rien de bon dans ce livre. Mais pour faire court, dès que l’on comprend ce qui sauve les hommes de la « zombie-attitude » on perd tout l’intérêt du récit. Il faut bien comprendre que la construction est la même de page en page. Là où le rapport junkie/zombie aurait pu être un véritable atout au récit, cela ne fait que perdre l’intérêt pour les deux sujets !

Ici l’auteur nous sert un roman plat, qui ne prend aucun risque. On ne sort pas des sentiers battus. On nous sert une histoire prémâchée qui ne contient aucuns éléments de surprises. Dès les premières pages on comprend la trame principale, et il faut dire que l’auteur ne changera pas sa façon d’amorcer l’histoire. Tous les éléments de surprises que l’on pourrait espérer sont donc inexistants. Et très vite on tombe dans un ennui mortel !

Le livre est donc très mal exploité. Car on pouvait en faire quelque chose qui sorte de l’ordinaire. Mais c’est toujours pareil. Les personnages sont inintéressants et tellement improbables que l’on trouve cela plus horripilant qu’amusant. On ressent la volonté de l’auteur de nous servir un écrit ironique et qui met en scène une autre approche de ce monde rempli de zombies. Mais l’histoire est tellement bateau qu’on a l’impression que l’auteur s’est laissé porter par son roman. Il ne savait pas où aller, alors il nous sert le minimum. C’est dommage car c’est dans la prise de risque que l’on ressent le travail et la qualité d’un bon roman.

Ma dernière lecture d’avril me laisse donc perplexe et me pousse à entamer de nouvelles lectures pour laver ce livre bien trop … ou pas assez …. J’en perds mes mots… ! Ne vous laissez pas berner, ce roman ne mérite même pas d’être un nanar !

***

*Pour aller plus loin, voici l’histoire : Accro à la méthamphétamine, Chase Daniels est un junkie minable sans cesse en quête d’un nouveau fix. Quand il se réveille un beau matin pour voir une fillette déchiqueter un Rottweiler, il ne s’inquiète pas plus que ça. Ouais, peut-être qu’il devrait. Car la fin des temps est là : les rues grouillent de zombies avides de chair humaine, et survivre est devenu un objectif à très court terme. Mais que signifie l’apocalypse, se demande Chase, quand la société a déjà tiré sur vous un trait définitif ? Et cette malédiction, qui semble toucher tout le monde sauf lui et son ami Typewriter, n’est-elle pas l’occasion qu’il attendait… celle de prendre un nouveau départ et d’accomplir enfin quelque chose de grandiose ? Dans un monde livré au chaos et aux flammes, le  » nouveau  » Chase Daniels, perdu dans ses rêves de rédemption et d’amour fou, se met en tête de retrouver son ex-petite amie et de la sauver. Les règles du jeu ont changé : désormais, c’est tuer, ou être tué, fuir sans penser au lendemain. Hanté par les fantômes du passé, dévoré par le manque, Chase ne court-il pas au-devant de sa dernière désillusion ? Comédie noire, thriller horrifique, à la fois cruel et atrocement comique, Déchirés n’est pas seulement un grand roman de zombies porté par une écriture survoltée : c’est aussi, à mi-chemin entre The Walking dead et Breaking Bad, Hubert Selby Jr. et Las Vegas Parano, l’histoire d’amour la plus extrême et déchirante que vous ayez jamais lue.

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4 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Nina dit :

    Bah mince alors ! J’y croyais aussi :/

    Aimé par 1 personne

    1. Tu auras peut être plus de chance que moi, mais sur ce coup je sèche complètement !

      Aimé par 1 personne

      1. Nina dit :

        Mouais… Du coup j’ai pas trop envie de m’aventurer…

        Aimé par 1 personne

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