« Black Coffee » – Sophie Loubière

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Il y a des livres attendus, recherchés. Ceux que l’on veut lire à tout prix et puis il y a celui qui de part son résumé alléchant nous interpelle et termine rapidement entre nos mains. Bien sûr avec un résumé on peut tout avoir, tout rencontrer et surtout tout imaginer. Ce livre vous l’aurez compris est tombé entre mes mains grâce à sa quatrième de couverture qui m’annonçait un bon moment … Comment vous dire que je me suis un peu plantée … !

Pour arrêter toutes les remarques, ce roman n’est pas mauvais. L’histoire est bien construite, on se laisse prendre facilement dans ce récit. On suit avec plaisir nos personnages, qui apportent leurs lots d’émotions. Mais le texte est trop long. Et toutes ces longueurs vont peser sur notre lecture et jouer en sa défaveur !

L’idée initiale est pourtant très intéressante. L’auteure a décidé de lier plusieurs époques, plusieurs histoires, plusieurs personnages. Ainsi on part sur la fameuse route 66 et son tueur en série qui aurait sévit pendant de nombreuses années. De là tous nos personnages se retrouvent emmêlés les uns aux autres. On apprécie cette construction qui nous prend aux tripes. On suit nos personnages entre le road trip et l’enquête policière. C’est avec un réel plaisir que tout prend sens pages après pages.

Mais on n’aurait pu créer un texte un peu plus condensé. Avec ces 600 pages je trouvais que l’on s’éternisait et cela m’a gâché un peu ma lecture. Cela prenait du temps pour tout : se fut long à se mettre en place, à débuter, à continuer puis à finir. En résumé on s’éternise sur des détails futiles et on nuit le texte dans beaucoup trop de digressions. J’aime les textes qui savent où ils vont. Là où la longueur est maîtrisée et contrôlée. Ici on sent l’intention de l’auteure, mais des passages inutiles se glissent et gâchent la lecture. Des scènes qui ralentissent l’intrigue et au final on ne garde en mémoire que cette longueur. La succession de passages rapides puis lent ne me dérange, au contraire elle y joue beaucoup pour créer une atmosphère cohérente dans ce type de livre. Mais là nous avons des situations véritablement inutiles et qui nous gênent dans notre lecture. On nous perd et cela en pâti sur toute l’histoire, sur l’intrigue et sur le texte en lui-même. Ne laissant au final qu’un sentiment négatif sur tout le livre.

Une lecture décevante, qui m’a perdue dans des phrases et des phrases inutiles. Mais pourquoi en tartiner des pages lorsqu’un texte plus succinct peut fonctionner ?!

***

*Pour aller plus loin, voici l’histoire : Un jeu de piste à la recherche d’un mari disparu et d’un tueur en série sur la mythique route 66, à travers les états américains et sur plus de 40 ans.
Juillet 1966. Dans la petite ville perdue de Narcissa, Oklahoma, une maison isolée en bordure de la mythique route 66 est la cible d’un tueur sanguinaire. Une femme enceinte et une fillette sont assassinées, une mère et son fils Desmond grièvement blessés.
Le jeune garçon va grandir à l’ombre de ce dossier jamais élucidé par la police, hanté par la figure du tueur, sous le regard d’une mère psychologiquement détruite et à des milliers de kilomètres d’un père voyageur de commerce, absent le jour du drame, et qui n’a eu de cesse de raviver la culpabilité de son fils.
Si seulement tu n’avais pas attaché le chien…
2011. Devenu journaliste puis professeur de criminologie à l’université, Desmond G. Blur décide de quitter Chicago pour s’installer en Arizona dans la maison de son père décédé.
Une ultime tentative du fils pour se rapprocher et se réconcilier avec cette image du père, sans savoir que celui-ci, d’outre-tombe, l’a peut-être mis sur la voie de la réconciliation avec leur passé.
Car l’arrivée dans le secteur d’une femme vient bientôt réveiller les démons passés de Desmond: Lola, une femme au comportement étrange qui voyage seule avec ses deux enfants, visitant des villes fantômes.
Une française dont Desmond découvre vite que, sous couvert de jouer les touristes, cherche après son mari littéralement volatilisé trois ans plus tôt sur la route 66.
Ce dernier lui aurait fait parvenir un cahier, seul indice de la piste à suivre. Un cahier contenant un récit qui, s’il n’est pas l’œuvre d’un mythomane, est la preuve de l’existence d’un des plus ahurissant criminel que l’histoire des Etats-Unis ait connu… et dont le chemin sanglant traversait déjà la petite ville de Narcissa en Oklahoma l’été 1966.

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8 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Oui c’est vrai cela, parfois il y a beaucoup de longueurs pour pas grand chose au final et c’est dommage parce que cela perd le sens du livre. Un livre long oui mais maîtrisé sinon cela ne sert pas l’intrigue…

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    1. Exactement… dans ce roman c’était exactement cela et ça pèse sur une lecture qui avait beaucoup de potentiel … dommage !

      Aimé par 1 personne

  2. Merci pour ta lecture. J’étais tenté de le lire, je le suis toujours d’ailleurs, mais ce n’est pas la première fois que j’entends dire ça. Et j’ai appris à faire confiance à tes avis. Je le lirai quand même, au moins, je sais à quoi m’en tenir.

    Aimé par 1 personne

    1. Tu me diras si tu as ressenti la même chose que moi alors !

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      1. Oui, quand je l’aurai lu.

        Aimé par 1 personne

  3. Yuyine dit :

    Le résumé me donnait aussi très envie mais je ne supporte plus les longueurs inutiles, surtout dans du polar/thriller/roman noir qui ne doit pas avoir un rythme longuet.

    Aimé par 1 personne

    1. Dans ce cas je te conseille de passer ton chemin !

      J'aime

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