« Gipsy Book » – Sophie de Mullenheim

Tout d’abord, je tenais à remercier la masse critique de Babelio et les éditions Mame pour cette découverte.

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Lorsque j’ai reçu ce roman, je me suis plus intéressée à la maison d’édition qui le publiait et je dois bien le reconnaître que j’ai pris un peu peur. En effet, les éditions Mame proposent des textes tournés vers la spiritualité et le développement personnel. Des récits qui ne m’attirent pas de prime abord. Ainsi je me suis interrogée sur la nature de ce texte et quel en sera mon ressenti.

Heureusement pour moi, le texte n’est pas totalement dans ce registre. Pour faire court, on se retrouve dans un Mexique d’une grande pauvreté. Là où les enfants travaillent à la décharge pour gagner à peine de quoi survivre. On va se plonger au cœur d’un bidonville où la famine et la pauvreté font rage : là où la loi du plus fort est la seule règle. A travers ce schéma classique on découvre la vie de Rafael, jeune enfant possédant une grande joie de vivre malgré ses conditions difficiles, son chien taco y taco et son grand frère Pablo qui rêve de devenir médecin. Ainsi notre fratrie va découvrir le « Gipsy book » qui semble leur parler. En effet l’histoire qu’il décrit permet de comprendre et de mieux appréhender leur propre vie. Comme si le texte avait été créé pour eux.

A parti de ce constat de nombreux événements vont se produire comme la rencontre avec une jeune expatriée venue pour aider les populations. Mais le point centrale de notre récit sera le terrible tremblement de terre et les conséquences qu’il va amener, le tout en lien avec notre fameux livre. Dans ce tremblement de terre j’ai apprécié comment l’auteur décrit la montée en puissance de ce désastre. Les attentes de tous pour sauver ne serais ce qu’une seule personne.

Ce texte est très mignon et j’utilise ce terme exprès car il n’est que « mignon ». En effet, pour un récit jeunesse je trouve qu’il manque d’aboutissement. On va rester en surface et nous présenter un monde bien trop « gentillet » pour être crédible.  On n’a pas de puissance et de ce fait on manque de réelle ambition. Je conçois qu’un texte jeunesse doit s’adapter à son public et demeurer plus « soft » qu’un texte pour adulte. Mais ici c’est de profondeur que je souhaite parler. En enlevant le fond du problème de ce texte où la violence et la pauvreté règnent, on perd en justesse et en crédibilité.  Je trouve cela dommage car de nombreux livres jeunesses peuvent aussi avoir un engagement fort et ici on ne le retrouve pas. Donc se ne sera pas une excellente lecture, un peu trop facile à mon goût et cela gâche les points positifs du roman.

***

*Pour aller plus loin, voici l’histoire : Parmi les ordures de la décharge géante qui jouxte la ville de Mexico, Rafael a trouvé ce qu’il cherchait : un livre. Un vieux livre à la couverture bleue et usée. Voilà qui fera un cadeau idéal pour l’anniversaire de Pablo, son grand frère qui rêve de devenir médecin et qui fait tout pour y parvenir. Ils vivent seuls dans une minuscule cabane faite de cartons, dans le bidonville qui est le royaume de Mario, un tyran qui terrorise et rackette tout le monde. Au milieu du bidonville, dans les locaux de l’association « Au Cœur du Monde », Claire, une jeune Française, a choisi de s’occuper des plus démunis pendant un an. Elle a tout laissé en France : une vie confortable, des études florissantes et son fiancé. Tous ces personnages vont voir leurs destins se mêler grâce au Gipsy book, testament philosophique et spirituel d’un vieux gitan à son petit-fils. Alors qu’en ce matin du 19 septembre 1985, la terre se met à trembler à Mexico…

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5 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Dommage et je pense que parfois même si le récit est tourné vers un public jeunesse il ne faut pas le rendre trop simple tout de même…

    Aimé par 2 people

    1. C’est bien le problème avec la littérature jeunesse : trouver le juste milieu entre jeunesse et simplicité … !

      Aimé par 2 people

  2. Yuyine dit :

    Je trouve que beaucoup d’auteurs jeunesse prennent trop de gants. Il n’y a pas de mal à aller au fond d’un sujet, au contraire!

    Aimé par 1 personne

    1. Exactement. Surtout qu’il y a l’art et la manière pour aborder un sujet grave même pour les enfants. Ici c’est bien trop gentillet … dommage !

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