« Et les hippopotames ont bouilli vifs dans leurs piscines » – William S. Burroughs & Jack Kerouac

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Quand je réalise ma passion pour les auteurs (et toute la période) qui touche à la « Beat Generation », je suis étonnée de n’avoir découvert et lu ce roman que très récemment. Ici ce n’est pas un nom qui est mis en avant, mais deux auteurs dont le talent et les styles se complètent pour nous donner ce texte.

Ce roman est une biographie d’un des éléments déclencheurs dans la « Beat Generation » : le meurtre de Kammerer par Lucien Carr. Ce dernier ami de Allen Ginsberg a rencontré toute la bande à l’université. Avide de connaissances et de libertés, Lucien Carr fut un personnage inspirant et novateur pour tout le groupe qui était entrain de se créer. Même si ce dernier ne fut jamais un artiste, il permit l’étincelle qui leur fallait pour que chacun se mettent à créer leurs œuvres.

Dans ce roman à quatre mains, on apprécie les différents genres qui se complètent. Chacun y décrit sa version de l’histoire et son implication autant dans le meurtre en lui-même, comme dans tout ce qui a pu faire en sorte qu’il en arrive là. Comme à chacun de ces romans, c’est la soif d’indépendance qui me touche en premier. Dans une Amérique qu’on a du mal à imaginer, d’autant plus à l’heure actuelle des choses, j’aime me plonger dans cette autre vie. Un monde où tout semblait encore possible, sans jugements, sans barrière et sans faux semblants. On ne vivait que la vie que l’on voulait vivre. Bien sûr, cela ne peut être possible, ni aujourd’hui, ni même à l’époque, mais c’est un état d’esprit qui permet cela. Une façon d’être qui aujourd’hui semble bien loin.

Dans ce roman complet et agréable, on nous présente les débuts d’un genre à part. Si particulier, la « Beat Generation » permet une ouverture sur le monde, sur les expériences et sur toutes formes de joie. Lorsque les voyages et autres envies n’étaient encore qu’à l’étape de projet, les hommes décris dans ce roman nous touchent. On comprend qu’ils ne sont que les auteurs de demain, mais on apprécie de les découvrir ici dans une autre forme d’intimité. Ce roman nous plonge dans un monde autre où l’argent n’arrêtait pas les hommes. Tout est possible alors ouvrons nous à toutes les possibilités !

***

*Pour aller plus loin, voici l’histoire : Manhattan, été 1944. Autour de Will, serveur dans un bar, et de Mike, marin dans la Marchande, gravite toute une constellation d’amis sans le sou, qui errent dans la chaleur de la ville, font le va-et-vient entre les appartements des uns et des autres et se retrouvent lors d’improbables soirées. Parmi eux, Philip, un gamin de dix-sept ans à la beauté insolente, et Ramsay Allen, dit Al, la quarantaine un peu pathétique, qui est éperdument amoureux de lui. Partout où va Phil, Al, jamais découragé par l’indifférence et les refus du garçon, le suit comme son ombre. Pour lui échapper et par goût de l’aventure, Phil accepte la proposition de son ami Mike : s’embarquer, dès que possible, sur un navire de la marine marchande vers Paris, la ville des poètes et des artistes qui aura sûrement été libérée d’ici là. Mais le départ tant attendu est plusieurs fois reporté…

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4 commentaires Ajoutez le vôtre

    1. À l’image du texte ! ^^

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  1. Yuyine dit :

    Je ne connaissais absolument pas ce livre mais, et le titre, et les auteurs, et surtout ta chronique, me donne envie de me plonger dedans rapidement

    Aimé par 1 personne

    1. Ce n’est pas le meilleur, mais autant pour la connaissance que pour le travail à quatre mains, je ne peux que te le recommander !

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