« L’orange mécanique » – Anthony Burgess

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Dans ma quête de lecture des classiques littéraires, je réalise que de nombreux textes ont été adaptés au cinéma. Et ma passion pour les films, rejoignant celle pour les livres, il s’avère que j’en ai vu beaucoup avant de les avoir lu.

Que dire d’un livre, dont on a déjà vu l’adaptation cinématographique ? Que l’on a préféré le texte, Que malgré le travail remarquable de Stanley Kubrick, l’écrit est meilleur ? Certes, on pourrait ne dire que cela tant c’est vrai pour ce roman !

Ce roman est un véritable coup de poing. C’est une brique que l’on lance dans la mare et qui éclabousse tout sur son passage. Ce roman comme le film va donner une vision ultra violente dans un monde futuriste où cette violence est devenue omniprésente. Sur ce point, le film a bien conservé cette idée, de violence, de jouissance, de liberté sans limites où tout peut être possible, même ce qui est le plus dégradant pour l’homme.

Mais retournons au livre, puisque c’est de lui qu’il s’agit aujourd’hui. Dans cette histoire, c’est Alex que l’on va suivre, mais ici il a 14 ans. Bien trop jeune pour amener toute cette violence qui va le précéder. Dans ce monde futuriste, où la violence est devenue commune, notre jeune protagoniste va nous dresser son parcours entre viole, torture et autre méfaits qui semble lui procurer la plus grande joie.

L’auteur nous livre un texte où la violence et normal : elle ne semble pas liée à la moralité. D’ailleurs ça tombe bien, puisque Alex n’en a aucune. Le bien et le mal ne font aucune différence pour lui, seul son plaisir compte. Mais ce qui est impressionnant c’est le travail de l’auteur. Pour appuyer son propos il a inventé un langage parlé par les « jeunes ». La violence des actes est donc directement répercutée par le « parlé » inventé ici. Tout nous est créé pour en faire un monde où la violence à tout recouvert.

Les premières pages sont donc déroutantes, car il faut s’habituer à ce langage. Mais très vite cela rajoute  à la violence des maux. Une violence dans les actes et dans la parole. Un roman qui nous montre un futur qui fait frémir. L’ultra violence qui s’impose dans ce roman nous plonge dans un avenir qui semble si proche. Une porte ouverte terrifiante qui pourrait nous plonger dans un monde sans foi ni loi. Notre société résonne dans ces pages, toute notre vie se ressent et nous plonge dans l’horreur.

***

*Pour aller plus loin, voici l’histoire : Le décor inquiétant de cette fable anti-utopique, nous le connaissons bien : c’est celui de la banlieue concentrationnaire qui va recouvrir peu à peu la surface habitable de la planète. Une immense zone urbaine d’ennui, de désolation et de peur.

Sur ce monde déshumanisé et ses habitants asservis, Alex, le voyou au charme pervers féru de musique classique et de langues anciennes, entend régner par la violence et la terreur. A la tête de sa horde adolescente, il matraque, viole, brûle, torture, et s’acharne à détruire une société programmée pour le bonheur et le progrès.

Archange du Mal à l’état pur, il hante à jamais les pages cruelles de cet inoubliable thriller métaphysique.

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19 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Certainement l’un des meilleurs livres que j’aie lus. Pour ma part, c’est aussi le questionnement de la morale de ceux qui « soignent » Alex qui me passionne: nous avons quelqu’un de mauvais et d’ultra-violent, mais on ne peut s’empêcher de penser que l’hypocrisie des autres ne vaut guère mieux. C’est du moins ce que j’avais ressenti dans certaines scènes du livre.
    Merci pour cette chronique!

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    1. Oui c’est vrai que je n’ai pas abordé cette facette car comme tu le dis elle fait partie de cette violence. On retrouve ici des formes de violence qui sont plus dur les unes que les autres, mais chacune permet d’appuyer ce monde de demain !

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  2. AMBROISIE dit :

    Je l’ai dans ma PAL et j’ai essayé de le lire avant de le refermer au bout de deux pages car l’auteur a créé un langage particulier et à cette époque je n’avais pas la motivation pour me concentrer. Mais il m’intéresse toujours autant !

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    1. Les quelques premières pages sont assez laborieuses, mais très vite le langage utilisé devient une évidence et on commence à savourer pleinement notre lecture !

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  3. Je n’ai vu ni le film ni lu le livre mais c’est une histoire qui me fascine =)

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    1. Dans ce cas je te conseille les deux! Ça risque de te plaire !!

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  4. J’ai vu le film étant plus « jeune » et il m’avait énormément dérangé (tout comme « c’est arrivé près de chez vous »). Le lire rajouterai une dimension en plus mais en ai-je envie? 😉
    En tout cas, tu pousses à le découvrir! Merci.

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    1. Je suis d’accord pour ces deux films : très dérangeant ! Pour ma part j’aime bien lire le texte d’origine, je m’en fais mon propre film. Mais tu as raison est ce sain de le faire ? ^^

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  5. Cat dit :

    J’ai eu du mal à voir le film, je ne suis pas allé jusqu’au but. Je lirai bien le livre. Il faut que j’essaie. Bon retour et chouette visuel comme d’hab…

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    1. Merci !
      Le livre garde de la violence du film, mais il est traité différemment. Peut être que le support papier te conviendra mieux !

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    2. peluche0706 dit :

      Idem ! Impossible d’aller jusqu’au bout. J’ai été choquée tout comme « c’est arrivé près de chez vous ». Je comprends pas l’intérêt de ces deux films. Je sais que pour Orange mécanique ça se finit bien .. C’est tout..

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      1. Cat dit :

        Donc tout comme moi. Passe un bon dimanche!

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      2. Ça se finit bien … oui on peut dire ça …

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  6. J’ai aimé le film et je voudrais vraiment lire le livre !

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    1. Si tu as aimé le film, le livre risque de vraiment t’emballer !

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  7. Je n’avais aucune idée que cela été issu d’un livre. Une découverte qui me fait frétiller ! Car si je n’aime pas kubrick, j’avais su déceler l’énorme potentiel… Sûrement remarquablement exploité en littérature.

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    1. Un énorme potentiel en effet, mais une lecture très étrange qui colle au travail qu’en à fait Kubrick. J’espère que tu l’apprécieras ! ^^

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      1. J’aime justement les travails d’adaptation où le cinéaste sait tout de même s’approprier l’œuvre. Et qu’il y a donc un dialogue entre les deux œuvres.
        Je ne sais pas si c’est clair, comme fight club ou trainspotting (clairement mon chouchou).

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      2. C’est le cas ne t’inquiète pas ^^ !

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